Anorexie masculine recherches

Dossier de psychologie sur l’Anorexie Masculine

 
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Article de Pathol08 : la place des hommes

D’après certaines estimations, 5 à 8 millions de personnes aux USA souffrent d’un trouble alimentaire, et de ce nombre 10% sont des hommes. Comme pour toutes les victimes femmes, il y a toujours ce sentiment de honte à être la victime d’un trouble alimentaire («je suis dégoûtant», «regarde ce que je me fais à moi-même», «les gens vont penser que je suis fou», etc.) .

D’après les recherches sur les troubles alimentaires chez l’homme, il ressort que les femmes qui développent des troubles alimentaires se sentent grosses avant le début des comportements alimentaires troublés et sont habituellement de poids moyen. Les hommes sont le plus souvent en surpoids avant de développer le trouble. De plus, les hommes qui souffrent d’hyperphagie compulsionnelle ou de frénésie alimentaire (Binge eating disorder) sont moins souvent diagnostiqués puisque la société est plus encline à accepter un homme hyperphage ou en surpoids qu’une femme hyperphagie ou en surpoids.

Bien qu’il soit plus commun de voir des hommes homosexuels souffrir de troubles comme l’anorexie ou la boulimie (ceci étant du à la tendance dans la communauté gay d’accentuer l’importance du succès et de l’apparence), il y a aussi beaucoup d’hétérosexuels qui en souffrent. Ceci renforce le sentiment de honte qu’a un homme hétérosexuel victime de troubles alimentaires : il peut avoir peur que les gens puissent penser qu’il est gay. La honte chez les hétérosexuels comme chez les homosexuels peut aussi venir du fait que ces maladies sont considérées comme étant des «problèmes de femme».

En outre, ils peuvent garder le silence sur leur condition à cause du manque de thérapie et de centres de traitement. Ils peuvent se sentir seuls à l’idée d’être dans un groupe de femmes, de faire partie d’un programme prévu pour les femmes, et même avoir peur qu’un traitement leur soit refusé à cause de leur sexe.

Chez les hommes qui participent à des sports où le poids a une importance, comme chez les jockeys, les lutteurs et les coureurs, on rencontre des risques accrus de développer un trouble alimentaire tels que l’anorexie ou la boulimie. La pression de réussir, d’être le meilleur, d’être compétitif et de gagner à tout prix, combiné à des pressions qui ne sont pas d’ordre sportif (problèmes relationnels, familiaux, abus, etc.) peuvent contribuer au début de leur trouble alimentaire.

Il semble être plus commun pour les victimes de sexe masculin de souffrir simultanément d’alcoolisme et/ou d’usage de drogues (même si de nombreuses femmes souffrent de ces problèmes combinés avec un trouble alimentaire). Ceci peut être du à la nature de leur santé mentale qui est plus encline aux dépendances combinées au fait que la société est assez indulgente par rapport à l’image de l’homme buvant plus que de raison. De plus, les hommes souffrant d’anorexie et de boulimie sont plus sensibles à l’anxiété sexuelle. Il peut également y avoir un lien chez les hommes entre les troubles de l’attention et de l’hyperactivité, l’anorexie, la boulimie et la violence auto-infligée. Chez toutes les victimes, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, on peut retrouver des maladies psychologiques co-existantes, comme la dépression, l’anxiété, le stress post traumatique, des comportements d’auto violence et d’abus de substances, des troubles obsessionnels compulsifs, de personnalité borderline et de syndrome de personnalité multiple.

La chose la plus important à retenir est que la plupart des facteurs psychologiques qui mènent au développement d’un trouble alimentaire sont les mêmes chez les hommes que chez les femmes. Une faible estime de soi, besoin d’être accepté, dépression, anxiété ou maladies psychologiques existantes, incapacité de faire face aux émotions et aux problèmes personnels. Un grand nombre de causes sont les mêmes ou très similaires (problèmes familiaux, relationnels, parents dépendants de l’alcool et/ou de drogues, abus, pression sociale).

Article paru dans Pathol08.com le 20 juin 2003

Dans : Clinique
Par drinou
Le 22 février, 2008
A 23:07
Commentaires :1
 
 
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Les affamés du sport

Un article écrit par Mattia Piffaretti, psychologue du sport FSP-ASPS, sur la relation entre l’anorexie et le sport. « LES AFFAMEES DU SPORT ».

Voici un extrait concernant la spécificité chez les hommes :

« Les troubles alimentaires chez les hommes :
Toujours en milieu sportif mais cette fois chez les hommes, la perte de poids de l’athlète vise un objectif instrumental. La maigreur est ici obtenue via des comportements pathogènes (générateurs de troubles) : jeûne forcé jusqu’à l’atteinte del’objectif pondéral, prise de laxatifs et diurétiques, et enfin augmentation de la dépense énergétique. Il faut peser moins pour être plus efficace. Il n’est donc plus question de standards esthétiques mais bien plutôt de nécessité mécanique.

Grâce à sa légèreté, le sauteur à ski va voler comme un oiseau (cf. Le Temps 16 mars 2000), le jockey constituera un petit fardeau pour son cheval et le boxeur pourra combattre dans la catégorie de poids inférieure. A première vue moins alarmante sous un profil psychologique, la répétition de ces conduites alimentaires pathogènes n’est pas sans péril d’un point de vue physiologique. »

Dans : Clinique
Par drinou
Le 11 janvier, 2007
A 21:12
Commentaires : 5
 
 
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Point de vue de 3 spécialistes

Interview du Docteur Steiger, psychologue, Hôpital Douglas, à Montréal.

Jean Wilkins, pédiatre et spécialiste des troubles alimentaires à l’hôpital Sainte-Justine.

Jean-Philippe de Tonnac Auteur de l’ouvrage Anorexia, enquête sur l’expérience de la faim.

Dans les unités de troubles alimentaires de l’hôpital Sainte-Justine ou du Douglas à Montréal, il y a peu de garçons. En fait, ils représentent environ 10% des cas. Parmi les motifs qui poussent un adolescent à entrer dans ce mystérieux et déraisonnable jeûne, qu’est-ce qui distingue les filles des garçons ?

«Pour moi, il n’y a pas de différence majeure, dit le Dr Howard Steiger, psychologue et chef de service du Programme des troubles de l’alimentation à l’hôpital Douglas. Chez les filles, comme chez les garçons, on observe les mêmes caractéristiques. Selon moi, cette maladie n’a pas de sexe. Chaque cas est unique.»
Si les femmes sont plus touchées que les hommes par les troubles alimentaires, c’est, de l’avis du Dr Steiger, à cause d’une pression socioculturelle beaucoup plus forte. «Cela dit, j’observe une pression de plus en plus grande chez les hommes depuis quelque temps. On assiste par exemple à une augmentation des cas de boulimie.»
Jean Wilkins, pédiatre et spécialiste des troubles alimentaires à l’hôpital Sainte-Justine, rencontre sur une base régulière de 125 à 140 patients aux prises avec un trouble alimentaire. Ce médecin, qui compte 38 ans d’expérience dans le domaine des troubles alimentaires, en a ras le bol du discours sur l’obésité chez les enfants, un phénomène qui touche autant les filles que les garçons. «Ce discours est vraiment exagéré. Je vois maintenant des garçons rondelets qui se font vomir. Moi, je dis: laissons donc tranquilles les jeunes qui sont obèses. Ils ont bien assez de choses à régler comme ça.»

Auteur de l’ouvrage Anorexia, enquête sur l’expérience de la faim, Jean-Philippe de Tonnac croit que c’est parce que les garçons connaissent leur puberté plus tard que les filles -deux ans en moyenne- qu’ils sont préservés de ce syndrome. «Ce retard leur laisse certainement le loisir de développer des mécanismes intrapsychiques et comportementaux d’adaptation au changement pubertaire», écrit-il.
Plusieurs chemins peuvent mener à l’anorexie ou à la boulimie. Ceux-ci présentent des défis importants pour les thérapeutes. «Ça peut être une forme d’évitement, mais ça peut être un cas d’obsession du corps, dit le Dr Steiger. Chez les garçons, on trouve notamment des cas de jockeys, d’athlètes ou de danseurs qui vivent ce genre de problème.»

Quelques-uns des patients du Dr Jean Wilkins sont des garçons, mais certains sont aussi des hommes majeurs et vaccinés. «Je vois des garçons. Mais je vois aussi des hommes de 30 ou 40 ans. J’en vois aussi de 60 ans.»
Si l’obsession de la minceur touche surtout les filles pubères, la folie de la musculation et la quête du corps musclé fait, depuis quelques années, des ravages du côté des garçons. «C’est vrai que plusieurs personnes associent ce phénomène aux problèmes d’anorexie, de boulimie et de dysmorphobie, qui est une obsession pour une partie du corps en particulier», explique Howard Steiger.

Jean-Philippe de Tonnac fait partie de ceux qui pensent que certains problèmes comparables à l’anorexie se cachent derrière le souci de l’exercice et du sport. Ayant lui-même traversé l’épreuve de l’anorexie, l’auteur et journaliste croit qu’on devrait comptabiliser les cas graves d’hommes qui, obsédés par leur corps, consacrent plusieurs heures par semaine à le sculpter, à le modeler et à le travailler dans ces antres du muscle qu’on appelle les gym.
«Des coureurs impulsifs, des body-builders acharnés à se faire une ceinture de chasteté contre un monde agressif (…), des hommes parvenus au mitan de leur vie qui prennent, sous la pression montante des industries de la minceur qui ne les lâcheront plus, conscience d’un laisser-aller hypothéquant leur chance de séduction sur un marché où il faut remettre sans cesse sur le métier ses sentiments amoureux et ses aptitudes professionnelles», écrit-il avec ardeur dans le (trop) rare passage sur la question des hommes anorexiques.

Source: cyberpresse.com

Auteur: Mario Girard

Dans : Clinique,Psychanalyse
Par drinou
Le 21 décembre, 2006
A 11:38
Commentaires :1
 
 
 

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