Anorexie masculine recherches

Dossier de psychologie sur l’Anorexie Masculine

 

Les mots de Nicolas

« Cet abysse noir, réceptacle de mes larmes pleurées, Après toutes ces années, j’ai cessé de l’arpenter

Car au plus profond de ta beauté, j’ai renoué avec la vie, Moi, ce nageur fatigué, jadis au bord de l’asphyxie.

Pour la première fois, j’ai pu poser mes pieds nus sur le sable, Respirer ton doux parfum suave et dormir, dormir pour oublier. » 

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Par nicool152
Le 20 janvier, 2010
A 12:34
Commentaires : 3
 
 

Pour vous…

Etre sans chair 

 

Dans les rues désertes bordées de pierres, 

 

La porte des enfers tu as désormais ouverte, 

 

Faisant ainsi de tes origines la découverte. 

 

Au début et à la fin, le noir restera mystère ; 

 

Leur vie une chimère, et le sang frais ton dessert. 

 

Car frères nous sommes et serons toujours, 

 

Libres de traverser leur destin en un jour, 

 

Libres de transformer notre haine en amour… 

 

 

∞ 

 

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Par nicool152
Le 3 septembre, 2009
A 11:49
Commentaires : 8
 
 

Silverchair

Nous avons déjà fait un lien vers cette vidéo. La voici ici directement, son titre Ana’s Song. Les paroles sont publiées sur le blog un peu plus bas.

Merci pour vos commentaires.
 

 

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Par nicool152
Le 28 août, 2009
A 12:59
Commentaires : 6
 
 

Pour Nina… et d’autres

 

Ah ! Toute cette livre de chair pour laquelle je me suis saigné… 

  

Ici, point de carême, ni dessert ; n’y survit que le damné : 

  

Racine enfoncée dans la terre, celle du bonheur retardé… 

  

 

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Par nicool152
Le 27 juillet, 2009
A 20:17
Commentaires : 2
 
 

 

Eden 

  

Sous l’emprise de cette vive lumière, 

  

Je sens des frissons parcourir ma chair. 

  

Pour la toute première fois, vivant je suis ; 

  

Pour la toute dernière fois, un humain je fuis. 

  

Au centre de ce jardin, je me sens serein ; 

  

Libre de marcher jour et nuit, sans faim ; 

  

Libre de jouir de la beauté du monde, sans fin… 

  

  

  

  

 

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Par nicool152
Le 25 juillet, 2009
A 19:11
Commentaires : 2
 
 

Nouvelle écrite par Nicolas

Océan perdu

Marty aimait beaucoup son travail de maître nageur. Mais ces temps-ci, bizarrement, le poids des années commençait à lui peser. Il lui arrivait de plus en plus fréquemment de se regarder dans le miroir, se demandant si son reflet était bien le sien ; celui d’un homme de plus ou moins trente ans, blond, les yeux aussi bleus qu’un ciel d’azur dénué de nuages. Sa jeunesse et sa minceur – très marquée pour son âge -, attiraient de nombreux regards masculins et féminins, mais aussitôt ceux-ci se détournaient, frappés par la tristesse et la souffrance qui semblaient toutes deux prisonnières de cet océan de solitude, pareilles à des sirènes dont les amants seraient restés à terre ; pour toujours.

La vie n’avait pas été facile pour lui, surtout son enfance ; théâtre d’un sombre drame dont les rideaux, vieux et sales, ne sont toujours pas tirés. Dans son esprit, il lui arrive encore d’entendre les rires moqueurs et les insultes du jeune public, venu admirer le phénomène de foire qu’il était alors : un gosse de quatorze ans dopé par le vertige d’une faim quotidienne : une drogue dure qui, bien trop tôt, lui avait pris la plus grande richesse qu’un homme au cœur pur se doit de ne jamais oublier : l’insouciance de l’enfance ; la mémoire de moments joyeux et innocents passés trop rapidement, comme balayés à jamais par le tic tac des heures écoulées.

Ce tic tac, il l’entendait tous les jours, dès son lever, puis partout durant la journée. « Les gens sont tellement pressés », pensa-t-il. « Certains sont pressés de vivre, d’autres… de mourir. » Cette réflexion fit soudain jaillir en lui le souvenir d’un évènement survenu au cours de sa maladie. Il avait failli mettre fin à ses jours, purement et simplement. La scène se passait dans la salle de bain de ses parents et sa main droite tenait un couteau tranchant, posé sur une des ses veines, saillante et chaude. L’envie irrépressible de tirer un trait rouge sur sa vie ratée avec, enfuie au plus profond de lui, cette incertitude que ce soit la bonne chose à faire ; la voie de la sagesse. Il avait beaucoup pleuré ce jour-là, seul dans son coin, en proie à un mal destructeur et terrifiant ; un abîme noir dans lequel une chute durerait éternellement. Le désir de vivre malgré tout avait été le plus fort. Il s’était persuadé en son for intérieur que le meilleur serait à venir, paré d’un beau manteau aux lumières vives et attirantes – et donc visibles de très loin ; là où se trouvait Marty en ce jour funeste. Là où il se trouvait encore aujourd’hui, rêvant sa vie d’homme au lieu de pleinement la savourer.

Seul, plongé dans le silence nocturne de sa chambre d’hôtel parisienne, Marty, à peine sorti de sa douche, dérivait sur son petit nuage… Pendant son temps libre, il aimait écrire des poèmes – mélancoliques, pour la plupart – et imaginer plein de choses merveilleuses, associant une multitude d’idées différentes pour un résultat parfois surprenant, à la limite de la réalité. Il avait un talent rare, mais paradoxalement il n’aimait pas le montrer, ayant trop peur d’être jugé plus durement qu’il ne fallait, une fois de plus. Une fois de trop.

Il dérivait, mais cette fois son rêve lui paraissait incroyablement réel, presque palpable. Une forme se dessinant sur le miroir ovale ; une femme ou un homme. Un être humain en tout cas, étrangement familier ; comme s’il s’agissait d’un vieil ami, perdu puis retrouvé. Une main se tend vers lui et il hésite… C’est si rare qu’on lui tende la main ! Le contact est si froid, glacé… Le verre semble tout à coup vouloir se tordre et à cet instant, il ferme lentement les yeux. La douceur inconnue qu’il ressent à ce moment-là est telle que des larmes lui coulent sur les joues, jusqu’à ses lèvres. La saveur légèrement piquante lui rappelle ce délicieux weekend passé à Oléron, l’eau de mer qu’il avait bue exprès pour désobéir à ses parents, la nausée qui lui avait retourné l’estomac… et son vomissement salvateur ; non forcé celui-là. « Le dernier avant la tempête », l’informait sa mémoire…

Ce fût la première nuit paisible de Marty ; depuis longtemps. Le lendemain, par contre, nul ne sût ce qu’il était advenu de lui. On le chercha partout, chez ses parents et rares amis, à la piscine, mais Marty resta introuvable. Deuxième fait étrange, une flaque d’eau salée gisait par terre devant le miroir embué de sa salle de bain. Sur ce dernier, bien lisible, écrit avec les doigts de la main, un simple mot : « Océan ».

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Par nicool152
Le 16 mai, 2009
A 21:33
Commentaires : 4
 
 

Le poids du regard

L’irlandais Oscar Wilde a dit : « La beauté est dans les yeux de celui qui la regarde. » L’anorexique, tel Narcisse, aurait tendance à trop se regarder dans le miroir, au point d’en devenir dépendant. A force de maigrir, il se trouve de plus en plus attirant et jeune. Plus beau, en quelque sorte. Et il n’en a jamais assez, tout perfectionniste qu’il est ! Mais cela ne dure pas éternellement, car il en va de la survie de son âme. La beauté, même éphémère, a sa part du diable ; son prix à payer.

Une deuxième phrase de Wilde : « Votre visage vieillit à force d’être regardé ». L’anorexique, en se détachant peu à peu de sa chair réelle, cherche t-il à ne plus être regardé ? Voire à disparaître ? Il s’enferme, s’isole et passe son temps à jeûner. Le lien entre « jeune » et « jeûner » est, à ce titre, assez troublant. Dans l’église catholique et orthodoxe, le jeûne est d’ailleurs considéré comme un facteur de purification qui aide à rencontrer Dieu. La vie éternelle, donc.

Dans ces deux phrases, on remarque l’importance du « regard » ; celui des autres et/ou le sien, tout simplement. Le regard « miroir » peut ainsi devenir destructeur, en nous poussant inexorablement vers la folie ; un long déclin désenchanté. Pour guérir, il nous faut briser ce miroir, mais les morceaux restent malgré tout en nous, comme autant de petits bouts de verre dans lesquels il serait trop facile de nous « regarder » à nouveau ! Par comparaison, un alcoolique en fait de même avec la boisson. Attirance et révulsion ; mais ne jamais céder pour continuer à avancer.

 

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Par nicool152
Le 15 avril, 2009
A 6:55
Commentaires : 3
 
 

Création littéraire et anorexie

On distingue généralement, en littérature, le « roman nouveau » et le « roman commercial ». Pour l’auteur de romans populaires, écrire est une activité qui peut s’apparenter aux techniques de drague qu’un homme peut utiliser pour séduire une femme. Si son objectif est juste de la séduire afin de grossir son « tableau de chasse » (ou lectorat !), il « écrira » dans le seul but de lui plaire ; c’est-à-dire d’une façon qui ne reflète pas vraiment ce qu’il est réellement (les fameux « mensonges » de l’écrivain !). Inversement, s’il écrit pour la femme qu’il aime – sa « muse » -, son processus de création sera plus irrégulier et moins contrôlé, car il s’agira dès lors d’un travail de « cœur ». Ce processus peut aussi devenir une drogue dure si l’écrivain souffre de blessures profondes ; il ressentira alors le besoin d’écrire, encore et encore, afin de faire taire chaque jour un peu plus le mal qui le ronge. Finir Son livre peut alors se traduire par « En terminer définitivement avec ce mal ! » Un peu à la manière de certains lecteurs, acharnés et obsessionnels lorsqu’il s’agit de connaître la fin d’une histoire ! Souffrant d’anorexie mentale durant des années, je me suis aperçu qu’écrire me permettait d’expulser le mal de vivre qui me rongeait et qui – parfois – me ronge encore. On dit souvent que l’anorexie est un « mal d’amour », une maladie typique des adolescent(e)s. Pas seulement, car l’anorexie prend racine (le plus souvent) dans des blessures qui remontent à l’enfance – voire même à la naissance du malade. Mettre des mots sur les maux, dans un but de création pure, peut alors signifier « revivre » ou encore « renaître » ! C’est un peu comme un refuge ; une bulle d’enfance qui se reformerait après avoir été détruite… à cause des adultes. Pour chaque nouvelle création artistique, cette bulle gonfle puis éclate, déversant ainsi tout notre amour… jusqu’au prochain livre ; jusqu’à la prochaine épreuve !

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Par nicool152
Le 8 avril, 2009
A 7:51
Commentaires : 5
 
 

« L’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhumain, une corde au-dessus d’un abîme » Nietzsche

Ces mots du philosophe allemand Nietzsche ont – à mon sens – une forte résonnance avec la maladie qui nous touche. Parce que l’anorexique tend à devenir un surhomme, un esprit sans matière, il risque à tous moments de « flancher » et de tomber dans cet abîme. D’un autre point de vue, si l’anorexique parvient par miracle à retrouver un semblant d’équilibre, faisant pour celà le sacrifice de ses aspirations aériennes, n’est-il pas condamné à rester un animal prisonnier de ses habitudes? j’entends par là un homme « obligé » de se nourrir pour vivre; un être dont la liberté ne sera jamais complète, même si ce « jamais’ s’altère avec le temps. Voilà, libres à vous de méditer sur cette réflexion qui m’est venue à l’esprit (tiens, encore ce fameux esprit!   :mad: ) à lecture de Nietzsche.

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Par nicool152
Le
A 7:30
Commentaires : 5
 
 

Mélancolie

Bonjour à tous,

Nicolas nous offre ce poème, sombre et mélancolique… Merci Nicolas.

 

« Mon cœur est une fleur qui a mal jusqu’au moindre de ses pétales,

 Car le jardinier, frappé d’amnésie, a oublié le chemin qui mène à lui.

 Depuis, les larmes ont remplacé la sève, et je pleure dans la nuit,

 Rêvant d’un monde meilleur, terreau d’une vie brève… mais idéale. »

 

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Par drinou
Le 6 avril, 2009
A 11:15
Commentaires : 0
 
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