Anorexie masculine recherches

Dossier de psychologie sur l’Anorexie Masculine

 

Anorexie mentale masculine : compte rendu de la conférence du 16.12.08, à l’espace Barbara, Nantes

Charlotte Charroy a écrit une thèse « A propos de quelques cas et d’une revue de littérature » et a tenue une conférence sur l’anorexie masculine.

Elle a mis en évidence les hypothèses qui n’ont pas été suivies telles que l’anorexie pour le garçon serait un mode d’entrée dans la schizophrénie, que la gravité serait évolutive et que ces garçons auraient une orientation homosexuelle prévalente.

C’est le sex-ratio le plus déséquilibré de l’ensemble de la pathologie anorexique : 1 sujet sur 10 anorexiques est masculin.

Le tableau clinique et ses facteurs prémorbides sont :

- enfant sans problème. « Enfant image » (BRUCH)

- perfectionnisme, anxiété, hyperconformisme

- surcharge pondérale

- pratique sportive de haut niveau (courses hippiques, à pied…)

- antécédents familiaux (obésité) ===> cette charge génétique est 2 à 3 fois plus importante que pour les anorexies féminines.

 

La symptologie :

- débute vers 16 ans

- facteurs déclenchants : perte, problèmatique sexuelle

- DSM IV

- aménorhée ==> perte de la libido pour le garçon

 

Spécificités masculines :

- hyperactivité physique

- préoccupation autour du corps : recherche du corps musclé, svelte

- fréquence controversée de l’utilisation de laxatif, vomissement…

 

La constellation familiale est banale (Besquin 1983), la mère est le modèle et prend toute la place, fragilité de la place du père dans sa fonction différentiatrice et séparatrice (Oedipe). On note une une fragilité des assises narcissiques marqué par une relation précoce mère-bébé avec dépendance réciproque.

 

L’épidémiologie montre un phénomène d’accroissemment due à une demande de soins de la part des anorexiques masculins depuis une dizaine d’année (on passe à un cas sur 4). Toutefois y a t-il vraiment une faible prévalence ou alors est ce le résultat d’un faible diagnostique ? Le déni de l’entourage est beaucoup plus important quand il s’agit d’un fils malade, le délai de prise en charge est donc plus important.

Les garçons qui ont été suivis ont insistés sur le fait que faire du sport était le moyen d’être avec son père. Le sport est un point de rencontre avec le père.

 

 

 

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 14 avril, 2009
A 9:18
Commentaires : 0
 
 

La théorie de la « survie du plus maigre »

Toujours suite à l’article dans « Cerveau & Psycho », n°30, novembre – décembre 2008.

 

Selon Shan Guisinger (Université du Montana aux USA), l’anorexie comporterait certains avantages pour la survie en milieux extrêmes, et aurait pu expliquer comment nos ancêtres préhistoriques ont pu survivre aux privations alimentaires. Comment ? L’énergie développée par la sous nutrition aurait pu « aider » les femmes préhistoriques à continuer à chercher la nourriture. Prenant plaisir à avoir faim, elles se sacrifiaient en laissant la nourriture aux autres. De plus, l’arrêt des menstrues (lié à l’anorexie) implique l’arrêt des naissances dans ces périodes difficiles. La régulation des naissances se serait ainsi faite de façon automatique, en permettant un ajustement de la population aux ressources alimentaires possibles du moment.

 

Cette théorie est impossible à prouver. Toutefois, d’un point de vue thérapeutique, elle peut être intéressante. Pourquoi ? L’anorexie est associée à une faible estime de soi, mais vue de la façon décrite ci-dessus, « être en anorexie » serait génétiquement programmé afin de sauver les autres.  L’anorexie aurait donc été un atout, jadis, dans l’évolution de l’espèce humaine. Mais aujourd’hui il n’est plus nécessaire de voir les choses de cette façon.

Selon S. Guisinger, cette explication donne un sens au vécu des anorexiques qui suivent une thérapie. Ils comprennent mieux pourquoi ils sont fiers quand ils résistent à la faim, et pourquoi ils ont tant besoin de faire du sport. Mieux comprendre les aiderait sur le chemin de la guérison.

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 18 novembre, 2008
A 20:03
Commentaires :1
 
 

Des causes biologiques pour l’anorexie

http://www.cerveauetpsycho.com/

 

Le magazine « Cerveau et psycho » s’intéresse aux causes neurobiologiques de l’anorexie.

En effet,  le fait que l’instinct qui pousse tout être vivant à manger pour vivre semble complètement disparaître chez la personne qui est dans un état de maigreur extrême ne s’explique pas uniquement par des facteurs culturels externes.

L’inanition stimule le métabolisme des anorexiques alors qu’elle le ralentit pour les autres individus, cela implique donc une base biologique.

C’est pour cela que les recherches récentes sur l’anorexie s’intéressent plus particulièrement au cerveau et à la façon dont il se modifie pendant la maladie.

La maladie affecte le circuit cérébral de la récompense, qui fait ressentir du plaisir quand on fait une activité qui augmente les chances de survie (manger, boire, se reproduire). Or ces modifications pourraient entraîner une incapacité plus générale à éprouver des plaisirs simples (ce qui arrive dans les cas de dépendances aux drogues). C’est pour cela que le malade serait dépendant de la sensation de faim ou de privation.

 

Les chercheurs ont aussi mis en avant les traits de personnalités présents chez de nombreux anorexiques, comme l’anxiété (90% des malades), le perfectionnisme marqué par un besoin d’éviter les comportements ayant des conséquences négatives, et une focalisation sur un but précis à atteindre.

La vie des individus anorexiques tourne autour de différents rituels, qui sont mis en place pour leur éviter des émotions négatives. C’est pour cela que l’anorexie pose le problème de gestion affective des individus.

 

La piste génétique est également très explorée, grâce à des recherches sur les ADN de jumeaux homozygotes et hétérozygotes. Selon une théorie, la testostérone produite in utero par l’un des deux jumeaux protégerait l’autre contre l’apparition ultérieure de troubles alimentaires. Au contraire, l’exposition aux estrogènes prénataux d’une soeur jumelle les précipiterait.

C’est peut-être aussi pour cela que l’anorexie touche moins le sexe masculin que féminin, et que l’anorexie de la jeune fille se déclenche plus souvent à la puberté, période de bouleversement  pour l’équilibre hormonal.

Il semble que la combinaison d’un apport en calorie trop faible et d’une poussée d’estrogène liée à la puberté stimule l’activation des gènes de vulnérabilité à l’anorexie.

 

Comme on peut le lire dans cet article de cinq pages, les racines neurobiologiques, psychologiques et endocrines de la maladie sont peut être des racines qui se forment dès le stade de l’embryogénèse. Cette compréhension biologique de la maladie est aujourd’hui essentielle pour la conception de nouveaux traitements. Mais cela implique de changer notre approche des maladies liées aux troubles alimentaires.

 

Dans : Clinique,Hypothèse
Par drinou
Le 16 novembre, 2008
A 21:28
Commentaires :1
 
 

Anorexie et homosexualité masculine

Le magazine suisse 360° publie un article très interessant sur l’homosexualité comme éventuel facteur pouvant influencer une anorexie. Le Docteur Perroud psychiatre responsable d’une unité de soin pour les troubles alimentaires à la Clinique des Vallées (France) note : «Les statistiques sont très variables et sont à prendre avec précaution, mais il semble bien en effet que les troubles alimentaires soient un peu plus fréquents chez les homosexuels que dans le reste de la population masculine».

Antonio a 40 ans, il pèse 55 kg pour 176 cm. Le contrôle exercé sur son alimentation lui confère un sentiment de toute-puissance et de maîtrise d’un destin qu’il juge ingrat.  «Je n’ai pas choisi cette homosexualité qui me classe dans une catégorie minoritaire, méprisée par la société.»

Les hommes homosexuels seraient plus enclins à se référer aux canons de beauté masculin (musclés). Le dicktat de la beauté dans la communauté gay semble être omniprésent : François  » Le milieu gay est pire que le milieu féminin. Culte de la beauté, de la jeunesse, de la minceur, c’est un monde impitoyable où il faut être assez fort pour résister ».

 

Tout l’article est ici, c’est la parution de cet été.

 

J’en profite pour remercier 360° d’avoir mis ce blog en lien sur leur page web.

 

 

 

 

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 10 juillet, 2008
A 9:56
Commentaires : 0
 
 

Mini mémoire

Bonjour à tous,

Voici enfin le verdict : j’ai eu 13/20 pour mon travail sur l’anorexie masculine. Ce n’est pas une note fabuleuse, mais je souhaite quand même pouvoir le mettre en ligne afin que vous puissiez en prendre connaissance si vous le souhaitez.

Il n’y a pas de retour pour ce projet, c’est à dire que je n’ai ni correction ni annotation. Donc attention, ne pas  prendre au pied de la lettre ce que j’ai écrit, ce ne sont que mes hypothèses, elles ne sont pas vérifiées, et mon niveau d’étude est encore peu élevé !

A vous tous qui m’avez écrit, témoigné votre attention : merci. Sans vous je n’aurais pas pu avancer ce mini mémoire.

Le questionnaire en annexe a été depuis reformulé. Je le mettrai en ligne plus tard.

Encore merci à vous,

N’hésitez pas à me donner vos avis et commentaires car rien n’est figé, mon but est d’avancer. Mini mémoire anorexie masculine

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 7 juillet, 2008
A 18:20
Commentaires : 9
 
 

Votre aide pour faire avancer la recherche sur l’anorexie masculine

Bonjour à tous,

Olivia est une étudiante, comme moi, qui veut elle aussi sortir de l’ombre l’anorexie masculine. C’est une jeune femme avec qui j’ai contact depuis des mois, et je vous assure de sa complète intégrité envers vous.

Dans le cadre de son mémoire elle a besoin de vous !

Voici ci après une lettre de sa part à votre attention :

 

 

Concerne : Collaboration pour un mémoire de fin d’étude

 

Madame, Monsieur,


Dans le cadre de mes études de sciences de la famille et de la sexualité, je dois effectuer un mémoire de fin d’étude. J’ai choisi d’étudier le thème de l’anorexie masculine.


Pour ce, il me faut interroger des jeunes hommes anorexiques.

Si vous êtes parents d’un anorexique ou si vous êtes un jeune homme souffrant de ce trouble, je vous demande votre aide.


Je pense que l’anorexie au masculin n’est pas encore assez étudiée et qu’il est important de la faire connaître au grand public.

Votre témoignage est important pour faire avancer les recherches.


Je serais très reconnaissante de votre aide. Si vous pensez pouvoir m’accorder quelques minutes de votre temps, contactez-moi par l’intermédiaire de Drinou qui vous donnera mes coordonnées.


Une fois ma recherche finie, je vous ferai part de mes conclusions, en espérant pouvoir vous aider.


Cordialement,


Olivia Bodart

 

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 21 avril, 2008
A 17:32
Commentaires : 6
 
 

Anorexie = processus addictif ?

Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans les Proceedings of the National Academy of Science, suggèrent que l’anorexie pourrait déclencher un processus de récompense similaire à la drogue, créant une addiction à cette dangereuse spirale de privation.

Valérie Compon et ses collègues du CNRS de Montpellier ont donc fait des recherches et des expériences afin de comparer les circuits neuronaux impliqués dans l’action des drogues, et ceux impliqués dans l’anorexie.

Lire l’article ici
 

Pour visualiser le noyau accubens qui joue certainement un rôle dans le circuit de la récompense : (pour plus de détail, le site « Le cerveau à tous les niveaux »

Anorexie = processus addictif ? dans Hypothèse moz-screenshot-1i03crpar1a.jpg

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 23 novembre, 2007
A 19:21
Commentaires : 2
 
 

Prévalence, hérédité et risques prospectifs de l’anorexie nerveuse

Je fais ci après un copié collé d’un article de 2006, trouvé sur le site « Information hospitalière » :

 

Prévalence, hérédité et risques prospectifs de l’anorexie

L’article du Dr Cynthia M. Bulik et collaborateurs, publié dans Arch Gen Psychiatry de mars 2006, explore la prévalence, l’hérédité et les facteurs de risques prospectifs de l’anorexie nerveuse dans une large population de jumeaux suédois.


 

Pendant une période de quatre ans, ayant pris fin en 2002 tous les jumeaux consentants nés entre janvier 1935 et décembre 1958, soit 31.406 personnes, furent testés pour une série de désordres incluant l’anorexie nerveuse. Les participants retenus furent soit ceux ayant tous les critères de l’anorexie nerveuse lors d’une interview clinique, soit ceux qui eurent un diagnostic hospitalier d’anorexie nerveuse soit ceux dont le certificat de décès incluait ce diagnostic.

La fréquence générale de l’anorexie nerveuse fut de 1,20 % et de 0,29 % chez les participants féminins et masculins respectivement. La fréquence dans les deux sexes fut plus grande parmi les participants nés après 1945. Les résultats ont montré que 56 % du risque de développer le désordre alimentaire est d’origine héréditaire et que la condition est reliée avec des symptômes tels que l’anxiété ou la dépression précocement au cours de la vie.

L’anorexie nerveuse se caractérise par la crainte de devenir obèse, une aversion à la nourriture et le plus haut risque de mortalité parmi les maladies mentales.

Selon les auteurs le risque génétique est le terrain de fond de l’affection et l’environnement le facteur déclenchant. Le pistolet est chargé par la génétique et l’environnement appuie sur la détente. Les personnes génétiquement disposées à l’anorexie nerveuse pourraient être plus sensibles aux facteurs environnementaux tels la lecture de magazines de mode.

Si les gènes menant à l’anorexie nerveuse peuvent être identifiés cela pourrait, selon les auteurs, avoir diverses implications telles que de nouvelles médications. Ils recommandent en outre d’être attentifs aux jeunes enfants qui sont anxieux et dépressifs.


Publié le 09/03/06

 

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 28 octobre, 2007
A 19:04
Commentaires : 0
 
 

L’image du père

L’attachement à la mère est souvent mis en cause dans l’anorexie.

Pour l’anorexie féminine, c’est le refus d’un corps sexué, féminin et donc maternant. La maigreur est la réponse : un corps asexué, ni femme, ni homme, juste un corps qui reste sans forme, qui reste enfant. C’est le refus de ressembler à la mère, le refus de grandir.

Pour l’anorexie masculine, c’est souvent un problème de repère par rapport à la mère. Albert et Al parlent d’une relation d’interdépendance entre la mère et son garçon anorexique. Celui-ci dissimule sa difficulté de se constituer une identité sexuée derrière une anorexie mentale.

Mais le père où est-il ? Il est souvent décrit comme étant passif, soumis à la mère (à sa femme).

Un jeune homme souffrant de TCA m’a permi de me poser une question : Et si l’anorexie masculine était une façon de ne pas ressembler au père ? D’effacer toute ressemblance, d’effacer toute filialité ?

Ce jeune homme lui, s’est rendu compte qu’il souhaitait perdre du poids (son ventre surtout), car son père est est plutôt rond, surtout au niveau du ventre. Aussi déteste t-il ce ventre, qu’il souhaite enlever, faire disparaitre. Pour ne surtout pas lui ressembler.

Dans : Hypothèse
Par drinou
Le 6 avril, 2007
A 10:57
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