Anorexie masculine recherches

Dossier de psychologie sur l’Anorexie Masculine

 

La prise en charge médicale des anorexiques

Bonsoir à tous,

Je n’ai pu écrire depuis quelques jours, j’en suis désolée.

 

Voila, j’ai besoin d’avoir votre avis sur la prise en charge, surtout au niveau de l’hospitalisation, où la personne anorexique est complétement coupée de son environnement.

Faut-il l’éloigner du cocon familial ? Le contrat de poids est-il absolument obligatoire ? Comment cela est-il perçu par le ou la personne qui est prise en charge ? Comment se déroule une journée en hopital ?

Merci de me donner votre avis, que vous soyez ou non concerné par ce trouble alimentaire.

Si vous voulez plus d’info sur ce sujet : ici

Dans : Clinique,Psychanalyse
Par drinou
Le 28 janvier, 2007
A 19:59
Commentaires :1
 
 

10 % des anorexiques sont des hommes ?

Selon les études, les statistiques sont différentes. En Norvège, ils seraient 1 pour 3,5 femmes, et selon une étude anglophone, 1 pour 2 filles. Pour la France, 1 pour 10. Mais il est vrai que ne sont souvent décelés que les cas graves d’anorexie chez le garçon.

 

L’âge d’apparition de la maladie se situe presque toujours à l’adolescence, (âge moyen chez le garçon : 17 ans). Si elle apparait après 20 ans, le pronostique est souvent moins bon.

Chez le garçon, c’est souvent aussi un régime qui déclenche le trouble. Par contre, il ne parle pas de poids en tant qu’objectif de minceur à obtenir, mais de gras, de masse graisseuse à éliminer pour obtenir un corps athlétique. Pour se faire, il va faire du sport (de la musculation, de la course d’endurance), mais pas pour perdre du poids ou éliminer les calories (comme c’est le cas chez la jeune fille), mais pour sculpter son corps à son désir. Corps qu’il voit d’ailleurs en patchwork, chaque partie étant scrutée de longs moments dans un miroir comme si elles étaient indépendantes.

 

 

Dans : Clinique
Par drinou
Le 19 janvier, 2007
A 15:54
Commentaires : 17
 
 

Problèmes liés aux troubles alimentaires chez l’homme

Les hommes représentent au moins 10 % des cas recensés d’anorexie. Mais ils sont surement plus nombreux. Ils n’osent pas en parler, ils ressentent la honte d’avoir une maladie de femme, ou ont peur d’être considérés comme homosexuels… De plus, ils ont la crainte de ne pas trouver de structures adaptées pour les soigner.

Chez toutes les personnes souffrant de TCA, la faible estime de soi est ce qui ressort le plus. Ils se sentent dégoutants, ont l’impression que les gens vont les trouver fous…
Il y a aussi souvent des conduites addictives telles l’acoolisme ou la prise de drogue. Chez les victimes de TCA, sont aussi associés des troubles d’ordre psychologiques (dépression, troubles compulsifs obsessionnels, auto violence…).

Sur cet article il y a aussi un lien très intéressant sur les idées fausses sur les TCA.

Dans : Clinique
Par drinou
Le 14 janvier, 2007
A 12:36
Commentaires : 8
 
 

Les affamés du sport

Un article écrit par Mattia Piffaretti, psychologue du sport FSP-ASPS, sur la relation entre l’anorexie et le sport. « LES AFFAMEES DU SPORT ».

Voici un extrait concernant la spécificité chez les hommes :

« Les troubles alimentaires chez les hommes :
Toujours en milieu sportif mais cette fois chez les hommes, la perte de poids de l’athlète vise un objectif instrumental. La maigreur est ici obtenue via des comportements pathogènes (générateurs de troubles) : jeûne forcé jusqu’à l’atteinte del’objectif pondéral, prise de laxatifs et diurétiques, et enfin augmentation de la dépense énergétique. Il faut peser moins pour être plus efficace. Il n’est donc plus question de standards esthétiques mais bien plutôt de nécessité mécanique.

Grâce à sa légèreté, le sauteur à ski va voler comme un oiseau (cf. Le Temps 16 mars 2000), le jockey constituera un petit fardeau pour son cheval et le boxeur pourra combattre dans la catégorie de poids inférieure. A première vue moins alarmante sous un profil psychologique, la répétition de ces conduites alimentaires pathogènes n’est pas sans péril d’un point de vue physiologique. »

Dans : Clinique
Par drinou
Le 11 janvier, 2007
A 21:12
Commentaires : 5
 
 

Anorexie : généralités

Les TCA : généralités

« L’anorexie reste au centre des troubles du comportement alimentaire et touche principalement la jeune fille (environ 10 filles pour un garçon) entre 16 et 22 ans.

Nous devons distinguer l’anorexie mentale vraie (l’amaigrissement est le but à atteindre à tout prix), de l’anorexie mentale secondaire où la fonction alimentaire revêt des significations dangereuses et ou l’amaigrissement est secondaire.

Souvent l’anorexie débute par une envie particulière de maigrir qui s’installe soit progressivement, soit au contraire sur un coup de tête. L’amaigrissement peut passer inaperçu au regard de l’environnement familial et même être renforcé par des remarques flatteuses sur la volonté de maigrir de la jeune fille. Les parents de l’adolescente commencent à s’inquiéter lorsque l’amaigrissement devient considérable et lorsque l’aménorrhée survient sans cause médicale objective. A la restriction alimentaire, peut s’ajouter l’hyperactivité, des vomissements provoqués ou la prise de purgatifs. L’aménorrhée (l’arrêt des règles) est souvent le premier motif de la consultation. Le lien entre ces deux symptômes (perte d’appétit et arrêt des règles) montre l’impact des effets de la dénutrition sur le corps biologique.

A ce stade de la maladie et avec l’aide d’un psychothérapeute, ces anorexies « débutantes » vont s’améliorer sans évoluer vers une anorexie secondaire vraie. Ces désordres alimentaires sont souvent représentatifs de conflits parents/adolescentes, de combinaisons de facteurs psychologiques, interpersonnels et sociaux et d’un besoin de répondre à des normes culturelles qui valorisent la minceur.

Pour d’autres adolescentes, dans le cas d’anorexie secondaire, la perte de poids reste toujours insuffisante. Le désir de maigrir est alors sous-tendu par la hantise de grossir, chaque prise de poids entraînant culpabilité et remords. En perdant du poids, pour la première fois la jeune fille va sentir qu’elle possède un pouvoir sur elle-même, sur son corps et sur son environnement. Pourtant, se détériorent son état physique, l’estime de soi ainsi que son équilibre émotionnel. La période d’état s’installe alors, associant trois signes caractéristiques de l’anorexie mentale : Anorexie, Amaigrissement, Aménorrhée.

L’anorexique qui a de bonnes capacités intellectuelles, continue à rationaliser ses comportements, et ne se perçoit pas comme maigre. Il existe une dénégation de l’image corporelle. Elle considère l’amaigrissement comme une récompense de la lutte contre son corps.

Il n’est pas rare d’observer une alternance de phases boulimiques et de restrictions sévères chez la même adolescente.

L’anorexie masculine, même si certains auteurs la décrivent comme identique dans l’évolution à celle de la fille, est souvent caractérisée par des symptômes plus prononcés et peut évoluer vers un moins bon pronostic. Cela peut être lié au fait qu’elle est traitée plus tardivement puisque par l’absence d’aménorrhée le diagnostic est rendu plus difficile.

Le corps est au centre de la plupart des conflits de l’adolescent. Pour parler du corps, il est important de distinguer le schéma corporel: terme à connotation neurophysiologique de l’image de corps qui appartient, quant à elle, au registre symbolique et à l’imaginaire.

Les limites corporelles sont acquises, dès le plus jeune âge, dans la relation de l’enfant à sa mère. L’enfant apprend à l’occasion des expériences de contacts sécurisants avec sa mère (jeux, bain, massages…), à acquérir la notion d’une limite entre l’intérieur et l’extérieur et ainsi à ressentir la délimitation de son enveloppe corporelle.

Ces adolescentes ont une fausse image de leur corps : la perception qu’elles en ont est loin d’être objective et même quasi délirante : elles sont comme aveugles à la réalité de leur apparence. Ceci nous montre la complexité de l’anorexie. La crainte de grossir entraîne de véritables rituels tels que des pesées fréquentes, des calculs de la valeur calorique des aliments, des mesures du corps et une hyperactivité qui l’épuise physiquement.

Elles sont également dans le déni de la gravité de la maladie quelles auto-entretiennent.

A l’adolescence, le corps est au centre des échanges affectifs entre individus d’où l’importance de l’apparence et des normes sociales. L’adolescent vit dans la pression sociale normative et ne cesse de s’interroger sur « ce qui est normal » et sur « ce qu’en pensent leurs pairs ». Les jeunes ont envie d’appartenir à un groupe, ce qui les aide à entrer dans le monde des adultes. Les jeunes anorexiques qui pourtant s’épuisent à maigrir pour répondre à leurs exigences physiques, ont des relations très pauvres avec leurs pairs et souvent même, s’en isolent.

Les problématiques centrées sur le corps ont pour premières particularités de mettre en avant la définition du corps sexué. Les troubles du comportement alimentaires peuvent être une mise à distance de la sexualité, du refus de la transformation et des bouleversements corporels.

Sur plan plus psychopathologique : l’on repère l’expression d’un besoin de maîtrise et d’une capacité à régresser à un stade de satisfaction pulsionnelle antérieur (l’oralité a une place majeure du fait qu’elle réunit, dès la naissance : le corps, le comportement alimentaire, le manque, le plaisir et la relation à la mère). L’on remarque également la défaillance d’une identité corporelle définie et autonome.

De plus, ces jeunes filles ne savent pas identifier ce qui pour d’autres est instinctif : la sensation de faim ou de satiété.

Dans : Clinique,Psychanalyse
Par drinou
Le 3 janvier, 2007
A 11:54
Commentaires : 2
 
 

Impact sur la sexualité

Chez la jeune femme anorexique, on sait que la libido est absente, et que l’aménorrhée(1) est un des symptômes de la maladie.

Chez le jeune garçon, qu’en est-il ?

Ian Bolton, ancien anorexique, nous donne quelques explications ici.

Extrait du texte : « Je rencontre régulièrement des gars souffrant de troubles alimentaires qui, en fait, refoulent leur homosexualité. Ils intériorisent ainsi leur colère envers leur corps et leur sexualité. »

(1) L’aménorrhée est l’absence de menstruations chez une femme en âge de procréer.

Dans : Clinique,Témoignages
Par drinou
Le 26 décembre, 2006
A 23:26
Commentaires : 0
 
 

Un corps musclé idéalisé ?

Image masculine érotisée, l’homme objet, nouvelles pathologies
A. Joundi, MD – Mai 2004

Quel est le lien entre masculinité, féminité et maladies ? Les théories concernant la masculinité peuvent – elles éclairer sur les réactions des patients vis à vis de leur maladie, ou sur la naissance de l’anorexie chez l’homme ?

Dans un article publié dans l’américain journal of psychiatry en 2000, Pope et al ont vérifié l’hypothèse selon laquelle les hommes dans les sociétés occidentales modernes désireraient avoir un corps plus musclé que leur muscularité actuelle. 54 autrichiens, 65 français, et 81américains été interrogés en leur proposant de choisir l’image de leur propre corps, le corps qu’ils aimeraient avoir, le corps d’un homme moyen de leur âge, le corps viril qu’ils croyaient que les femmes préfèrent. L’adiposité et la muscularité ont été comparées avec les images choisies. De rares différences démographiques et physiques ont été observées parmi les trois groupes. Des différences ont été trouvées entre l’adiposité mesurée des hommes et l’adiposité des images choisies. Cependant, les mesures de la muscularité ont produit une grande différence. Dans les trois pays, les hommes ont choisi un corps idéal qui avait en moyenne 13 kg de muscles de plus que leur propre corps, le corps dont ils pensaient être le préféré des femmes avait 14 kg de muscles de plus que leur propre corps. Dans la même études, les auteurs ont trouvé que les femmes interrogées préféreraient un corps ordinaire sans muscularité excessive.

Cette contradiction entre la muscularité réelle et l’idéal du corps peut- elle expliquer l’augmentation de la dysmorphie musculaire (insatisfaction de sa masse musculaire) et l’abus des stéroïdes et des anabolisants ?

Dans : Clinique
Par drinou
Le 25 décembre, 2006
A 12:56
Commentaires : 0
 
 

Généralités

L’anorexie du garçon existe mais ne se manifeste pas tout à fait de la même façon

En effet, il existe une perte de poids importante et identique à celle des adolescentes. Cependant la survenue est plus précoce, autour de 12-13 ans. Ce sont des adolescents qui se plaignent d’être trop gros alors que leur poids est normal et qui associent le fait d’être gros à un manque de virilité. L’évolution est plus grave et souvent associée à un trouble d’identité plus marqué que chez la fille.

Les hospitalisations sont en revanche plus rares car les mères s’y opposent davantage que pour les adolescentes, l’anorexie étant souvent considérée comme un symptôme typiquement féminin. Les soins sont dispensés sous forme de consultations ou de thérapies.

Dans : Clinique,Psychanalyse
Par drinou
Le 21 décembre, 2006
A 12:50
Commentaires : 0
 
 

Point de vue de 3 spécialistes

Interview du Docteur Steiger, psychologue, Hôpital Douglas, à Montréal.

Jean Wilkins, pédiatre et spécialiste des troubles alimentaires à l’hôpital Sainte-Justine.

Jean-Philippe de Tonnac Auteur de l’ouvrage Anorexia, enquête sur l’expérience de la faim.

Dans les unités de troubles alimentaires de l’hôpital Sainte-Justine ou du Douglas à Montréal, il y a peu de garçons. En fait, ils représentent environ 10% des cas. Parmi les motifs qui poussent un adolescent à entrer dans ce mystérieux et déraisonnable jeûne, qu’est-ce qui distingue les filles des garçons ?

«Pour moi, il n’y a pas de différence majeure, dit le Dr Howard Steiger, psychologue et chef de service du Programme des troubles de l’alimentation à l’hôpital Douglas. Chez les filles, comme chez les garçons, on observe les mêmes caractéristiques. Selon moi, cette maladie n’a pas de sexe. Chaque cas est unique.»
Si les femmes sont plus touchées que les hommes par les troubles alimentaires, c’est, de l’avis du Dr Steiger, à cause d’une pression socioculturelle beaucoup plus forte. «Cela dit, j’observe une pression de plus en plus grande chez les hommes depuis quelque temps. On assiste par exemple à une augmentation des cas de boulimie.»
Jean Wilkins, pédiatre et spécialiste des troubles alimentaires à l’hôpital Sainte-Justine, rencontre sur une base régulière de 125 à 140 patients aux prises avec un trouble alimentaire. Ce médecin, qui compte 38 ans d’expérience dans le domaine des troubles alimentaires, en a ras le bol du discours sur l’obésité chez les enfants, un phénomène qui touche autant les filles que les garçons. «Ce discours est vraiment exagéré. Je vois maintenant des garçons rondelets qui se font vomir. Moi, je dis: laissons donc tranquilles les jeunes qui sont obèses. Ils ont bien assez de choses à régler comme ça.»

Auteur de l’ouvrage Anorexia, enquête sur l’expérience de la faim, Jean-Philippe de Tonnac croit que c’est parce que les garçons connaissent leur puberté plus tard que les filles -deux ans en moyenne- qu’ils sont préservés de ce syndrome. «Ce retard leur laisse certainement le loisir de développer des mécanismes intrapsychiques et comportementaux d’adaptation au changement pubertaire», écrit-il.
Plusieurs chemins peuvent mener à l’anorexie ou à la boulimie. Ceux-ci présentent des défis importants pour les thérapeutes. «Ça peut être une forme d’évitement, mais ça peut être un cas d’obsession du corps, dit le Dr Steiger. Chez les garçons, on trouve notamment des cas de jockeys, d’athlètes ou de danseurs qui vivent ce genre de problème.»

Quelques-uns des patients du Dr Jean Wilkins sont des garçons, mais certains sont aussi des hommes majeurs et vaccinés. «Je vois des garçons. Mais je vois aussi des hommes de 30 ou 40 ans. J’en vois aussi de 60 ans.»
Si l’obsession de la minceur touche surtout les filles pubères, la folie de la musculation et la quête du corps musclé fait, depuis quelques années, des ravages du côté des garçons. «C’est vrai que plusieurs personnes associent ce phénomène aux problèmes d’anorexie, de boulimie et de dysmorphobie, qui est une obsession pour une partie du corps en particulier», explique Howard Steiger.

Jean-Philippe de Tonnac fait partie de ceux qui pensent que certains problèmes comparables à l’anorexie se cachent derrière le souci de l’exercice et du sport. Ayant lui-même traversé l’épreuve de l’anorexie, l’auteur et journaliste croit qu’on devrait comptabiliser les cas graves d’hommes qui, obsédés par leur corps, consacrent plusieurs heures par semaine à le sculpter, à le modeler et à le travailler dans ces antres du muscle qu’on appelle les gym.
«Des coureurs impulsifs, des body-builders acharnés à se faire une ceinture de chasteté contre un monde agressif (…), des hommes parvenus au mitan de leur vie qui prennent, sous la pression montante des industries de la minceur qui ne les lâcheront plus, conscience d’un laisser-aller hypothéquant leur chance de séduction sur un marché où il faut remettre sans cesse sur le métier ses sentiments amoureux et ses aptitudes professionnelles», écrit-il avec ardeur dans le (trop) rare passage sur la question des hommes anorexiques.

Source: cyberpresse.com

Auteur: Mario Girard

Dans : Clinique,Psychanalyse
Par drinou
Le
A 11:38
Commentaires :1
 
 

Un document sur les TCA

Une description des syndromes de l’anorexie mentale et de la boulimie, et le point de vue du docteur Bernard Brusset sur les causes de l’anorexie mentale.

Il est peu fait mention de l’anorexie au masculin. Mais ce document résume les symptômes pour les TCA ainsi que les causes et conséquences.

 

C’est un journal de 4 pages qui date de janvier 2001.

A télécharger (pdf, 63Ko) : Observatoire de l’enfance en France n°36

Dans : Clinique
Par drinou
Le 17 décembre, 2006
A 19:35
Commentaires : 1  037
 
123
 
 

ludomanga2 |
espacebeaute |
Sauvegarde de l'environneme... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Réveillon 2007 -> 2008
| Formation TSSI
| Le Blog de L'actu et de la ...