Anorexie masculine recherches

Dossier de psychologie sur l’Anorexie Masculine

 

Des causes biologiques pour l’anorexie

http://www.cerveauetpsycho.com/

 

Le magazine « Cerveau et psycho » s’intéresse aux causes neurobiologiques de l’anorexie.

En effet,  le fait que l’instinct qui pousse tout être vivant à manger pour vivre semble complètement disparaître chez la personne qui est dans un état de maigreur extrême ne s’explique pas uniquement par des facteurs culturels externes.

L’inanition stimule le métabolisme des anorexiques alors qu’elle le ralentit pour les autres individus, cela implique donc une base biologique.

C’est pour cela que les recherches récentes sur l’anorexie s’intéressent plus particulièrement au cerveau et à la façon dont il se modifie pendant la maladie.

La maladie affecte le circuit cérébral de la récompense, qui fait ressentir du plaisir quand on fait une activité qui augmente les chances de survie (manger, boire, se reproduire). Or ces modifications pourraient entraîner une incapacité plus générale à éprouver des plaisirs simples (ce qui arrive dans les cas de dépendances aux drogues). C’est pour cela que le malade serait dépendant de la sensation de faim ou de privation.

 

Les chercheurs ont aussi mis en avant les traits de personnalités présents chez de nombreux anorexiques, comme l’anxiété (90% des malades), le perfectionnisme marqué par un besoin d’éviter les comportements ayant des conséquences négatives, et une focalisation sur un but précis à atteindre.

La vie des individus anorexiques tourne autour de différents rituels, qui sont mis en place pour leur éviter des émotions négatives. C’est pour cela que l’anorexie pose le problème de gestion affective des individus.

 

La piste génétique est également très explorée, grâce à des recherches sur les ADN de jumeaux homozygotes et hétérozygotes. Selon une théorie, la testostérone produite in utero par l’un des deux jumeaux protégerait l’autre contre l’apparition ultérieure de troubles alimentaires. Au contraire, l’exposition aux estrogènes prénataux d’une soeur jumelle les précipiterait.

C’est peut-être aussi pour cela que l’anorexie touche moins le sexe masculin que féminin, et que l’anorexie de la jeune fille se déclenche plus souvent à la puberté, période de bouleversement  pour l’équilibre hormonal.

Il semble que la combinaison d’un apport en calorie trop faible et d’une poussée d’estrogène liée à la puberté stimule l’activation des gènes de vulnérabilité à l’anorexie.

 

Comme on peut le lire dans cet article de cinq pages, les racines neurobiologiques, psychologiques et endocrines de la maladie sont peut être des racines qui se forment dès le stade de l’embryogénèse. Cette compréhension biologique de la maladie est aujourd’hui essentielle pour la conception de nouveaux traitements. Mais cela implique de changer notre approche des maladies liées aux troubles alimentaires.

 

Dans : Clinique,Hypothèse
Par drinou
Le 16 novembre, 2008
A 21:28
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    nicolas
    nicolas écrit:

    Bonjour Drinou!

    C’est un sujet très intéressant et rare! Oui, effectivement, on devient « accro » à cette sensation de faim. Mais cette sensation s’estompe de plus en plus, au point de disparaître… Et à ce moment là, il est déjà trop tard: on est tenté de manger moins encore afin de retrouver cette sensation perdue… Tout ce qui, d’ordinaire, fait plaisir n’existe plus! Seul compte désormais cette sensation de « faim », cet état d’apesanteur qui nous libère un tant soit peu des problèmes « humains ». On sacrifie le corps au « plaisir » de l’esprit. Rapprocher l’anorexie de la toxicomanie n’est – dès lors – pas anodin.

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